Vu sur le Net

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6 août
2011

A la médiathèque de Château-Thierry, cet été, c’est Léna qui vous accueille !


CHATEAU-THIERRY (Aisne). Bénévole à la médiathèque, Lena Götzinger, une étudiante allemande, passe ses vacances dans la cité des Fables pour y parfaire son français et découvrir la culture française.

"Certes, son accent trahit ses origines, mais Lena Götzinger s’exprime très bien en français. L’étudiante allemande de 19 ans, arrivée le 1er juin dans la cité des Fables, effectue, en ce moment, un stage de trois mois à la médiathèque Jean-Macé. Une aventure humaine, livresque et linguistique, dont elle témoigne ici.

Pourquoi avez-vous choisi d’effectuer votre stage à Château-Thierry ?
Je viens d’avoir mon bac et j’ai choisi le français comme spécialité pour mes études. J’aime beaucoup cette langue, très douce avec toutes ses liaisons. Comme je voulais me perfectionner et la pratiquer, je me suis rapprochée de la municipalité de Mosbach, jumelée avec Château-Thierry et située à une quinzaine de kilomètres de là où je vis, pour demander à effectuer un stage en France. C’est ainsi que l’on m’a proposé de travailler à la médiathèque. Un endroit idéal pour faire des progrès en langue puisque c’est un lieu public.


(...)
Comment se passe votre séjour et quel regard portez-vous sur Château-Thierry et ses habitants ?
Les gens sont accueillants et la ville très jolie. J’ai passé mon premier week-end ici, à la fête Jean-de-la-Fontaine. Et j’ai trouvé le défilé des animaux des fables magnifique.
Je trouve aussi l’architecture de l’hôtel de ville très belle. Elle est très différente de ce que l’on trouve en Allemagne. Quant au monument américain : il est impressionnant. Enfin, j’aime me promener au bord de la Marne. Je m’y arrête parfois pour y lire un livre. C’est très agréable.

Certaines choses vous ont-elles marquées ou surprises ?
Les adultes lisent des BD ! En Allemagne, ce n’est que pour les enfants. J’ai découvert des bandes dessinées plus étudiées et plus artistiques que nos ouvrages. J’ai aussi été étonnée de voir autant de petits fours et d’entremets dans les boulangeries. D’ailleurs, j’ai constaté que vous ne terminez jamais un repas sans dessert. Vous aimez beaucoup les sucreries. Le pain aussi. Qui se mange avec tout : aussi bien avec l’entrée que le plat de résistance. C’est amusant !"

Propos recueillis par Lélia BALAIRE

Tous les articles :

9 mai
2012

Merkel, Hollande et le traité européen : les clés pour comprendre (Le Monde)


"Merkozy, c’est fini. La chancelière allemande, Angela Merkel, ne pourra plus compter sur le soutien de Nicolas Sarkozy en France. La droite allemande, au pouvoir, va devoir composer avec un socialiste à l’Elysée. Sur l’Europe, Berlin prône la rigueur et l’austérité, quand Paris plaide désormais pour la croissance et la relance ; François Hollande veut renégocier le traité européen récemment adopté, la présidente de l’Union chrétienne-démocrate allemande oppose un refus de principe. Alors, quelle sera l’issue ? Quels sont les points de désaccords ? Quels sont les marges de manœuvre ? (...)

- Un traité pro-rigueur pas encore ratifié
- Paris, Dublin, Berlin, Athènes... les complications commencent
- Hollande veut ajouter une dose de croissance au traité
- Un "nein" non négociable ?
- Vers un déblocage après les législatives."
27 avril
2012

Renouveler la relation franco-allemande (Libération)

Par Pierre-Yves LE BORGN’, Stefan COLLIGNON et Gabriel RICHARD-MOLARD


" S’il y a bien une chose que l’amitié ne devrait pas gâter, c’est la franchise. Deux amis, ayant traversé des épreuves communes, doivent tout pouvoir se dire.

Le couple franco-allemand, qui ne porte d’ailleurs pas cette dénomination outre-Rhin (les Allemand lui préférant la « relation » franco-allemande, moins charnelle et plus neutre) est un cas typique de ces longues amitiés, où l’un des deux a réussi à prendre l’aval sur l’autre, le dernier acceptant finalement cet état de fait. La relation franco-allemande file allègrement cette métaphore de l’amitié par intérêt mais aussi par confiance. La France et l’Allemagne ont participé à un échange de bons procédés pendant près de 60 ans, mais la crise est venue bousculer cette histoire que bien des commentateurs français, sans doute par conservatisme, ne peuvent ou ne veulent réviser(...)"
15 avril
2012

Un film d’animation 100% franco-allemand (Le Républicain Lorrain)


" À l’initiative des jeunes conseillers municipaux de Sarreguemines, une vingtaine d’enfants français et allemands, âgés de 9 à 12 ans, ont créé de toutes pièces un court-métrage d’animation sur le thème de l’environnement.

(...)

Ce film, d’une durée de cinq minutes, sera ensuite diffusé dans les collèges et lycées de l’académie, dans les mois à venir.

Mieux, il devrait participer au concours vidéo Créajeune, un mini-festival vidéo ouvert aux cinéastes amateurs de la Grande Région.

Débuté en février, le projet a la particularité de faire collaborer les enfants français et des élèves de l’école élémentaire Max-Ophüls de Sarrebruck. « Nous voulions leur montrer qu’il est possible de travailler ensemble sans forcément parler la même langue » , raconte Jean-Pierre. De par son aspect transfrontalier, le projet a déjà reçu le soutien du FilmBüro de Sarrebruck, et de l’association Ap’Art de Nancy.
(...)"
13 avril
2012

Le modèle allemand est perfectible, mais il est encore trop méconnu ! (Le Monde)


" Il a beaucoup été question, ces derniers temps, du "modèle allemand". Je tiens à être clair : l’Allemagne ne se considère pas comme le pays idéal que tous les autres devraient prendre en exemple. Elle aussi ses problèmes : un niveau d’endettement élevé et un faible taux de natalité, notamment. Le système économique et social allemand fait l’objet d’analyses souvent très justes mais j’entends également de nombreuses demi-vérités. C’est pourquoi j’aimerais rétablir quelques faits.

Concernant le chômage. Début 2004, l’Allemagne était la "championne du monde des délocalisations d’emplois" et comptait 5 millions de chômeurs, contre 3 millions aujourd’hui. Qu’est-ce qui explique cette évolution ? Face aux effrayants chiffres du chômage de l’époque, le gouvernement fédéral, en coopération avec les syndicats, a adopté une politique visant à relancer l’emploi. Si préserver un emploi suppose d’assouplir les modèles de temps de travail et de recourir au temps partiel ou au chômage partiel, cela vaut généralement mieux pour les salariés comme pour les entreprises que des licenciements.

Pendant la crise économique de 2008, le chômage partiel a par exemple été simplifié en accord avec les syndicats afin de permettre aux salariés de garder leur emploi et aux entreprises de conserver le savoir-faire de leurs salariés. Aujourd’hui, la situation est différente : de nombreux postes sont vacants et l’Allemagne cherche de la main-d’œuvre qualifiée. Le fait qu’il reste malgré tout 3 millions de chômeurs montre que la qualification des chômeurs constitue un enjeu majeur. (...)"
13 avril
2012

Un aprenti alsacien distingué en Allemagne

Une information à relever dans la dernière newsletter de la Région métropolitaine du Rhin Supérieur :


" Le meilleur apprenti en mécanique automobile d’Allemagne est Alsacien ! Sacha Zimmermann a récemment été reçu au plus haut niveau des Chambres de commerce et d’industrie d’Allemagne, à Berlin, en présence du ministre de l’Economie, pour recevoir sa distinction.

Parmi les 300 000 apprentis d’Allemagne, et les 200 sélectionnés, c’est ce jeune, originaire de Wissembourg qui a été retenu, pour la plus grande satisfaction de Yaris Pürsün, Directeur de Mercedes à Wörth. (...)"
3 avril
2012

"La logique du franco-allemand s’imposera quoi qu’il arrive" (L’Express)


"Angela Merkel redoute-t-elle l’élection éventuelle de François Hollande ? "Moins qu’on le dit, répond un diplomate. Au Conseil européen, les chefs d’Etat et de gouvernement ont toujours préféré la stabilité et le maintien des impétrants ; le souhait unanime de voir Berlusconi quitter le pouvoir a été une exception à la règle. Entre Paris et Berlin, la logique du "franco-allemand" s’imposera quoi qu’il arrive." "
30 mars
2012

De l’utilité d’apprendre l’allemand (20 minutes)


" Dans la famille Deck, on parle l’allemand de père en fils. À la maison, à table, devant la télévision... rien de surprenant alors que Jérôme, 20 ans, ait suivi une scolarité entière en classe bilingue. « Mes parents m’ont inscrit dès la maternelle. C’est moi qui ai ensuite décidé au collège et au lycée de poursuivre l’apprentissage de la langue allemande. Je me disais que ça pourrait m’être utile », dit-il. Bien lui en a pris. Chef de rang aujourd’hui au restaurant “L’Alsace à table” à Strasbourg, il est à l’aise avec une clientèle nombreuse, venue d’Outre-Rhin. « On me sollicite souvent pour m’occuper des clients germanophones. L’allemand m’est bénéfique, c’est certain que cette langue ouvre des perspectives d’emploi. C’est un vrai plus pour travailler », reconnaît-il. (...)

Alors qu’une manifestation se tient samedi, place Kléber, pour la défense de la langue et de la culture régionales, la filière bilingue tend à se développer en Alsace. Selon les chiffres fournis par le rectorat, ils sont 24 627 élèves, de la maternelle au lycée, à suivre cette année un cursus bilingue. Ils étaient trois fois moins au début des années 2000 (7 119). (...)"
26 mars
2012

Bretagne : elle créé un site pour dynamiser les relations franco-allemandes (Ouest-France)


"Il y a quelques mois, en septembre 2011, Lisa Herlédan, membre du comité de jumelage Chartres-de-Bretagne - Hassmersheim (Allemagne) décide de créer un site internet recensant les différentes façons d’apprendre et vivre l’allemand en Ille-et-Vilaine. « Il est dommage qu’il n’y ait pas de liens plus forts entre les associations. Avoir la possibilité de récolter plus d’information sur internet est très difficile car les données ne sont pas regroupées. Avec un site, tout deviendrait plus simple », explique cette jeune étudiante.

(...)

En parallèle, elle travaille à redynamiser une association régionale de partenariat entre les différentes associations franco-allemandes de Bretagne. « En contactant les associations, j’ai trouvé trois personnes, Ulrike Huet, Jürgen Buser et Marion Delaunay qui souhaitaient relancer la Fédération des associations franco-allemandes (Fafa Bretagne) », argumente Lisa Herlédan.
(...) Son but est de faire en sorte que les associations travaillent ensemble et se regroupent pour partager les frais d’un voyage par exemple. Il s’agit également de développer des actions communes en Bretagne et plus particulièrement autour du cinquantième anniversaire du traité de l’Elysée en janvier 2013."

Site internet : www.feedelallemand.fr.
16 mars
2012

Le couple franco-allemand souriant dans le vieil Antibes (Nice-Matin)


" Évidemment, en ces temps de présidentielle, il est de bon ton pour un proche de Nicolas Sarkozy d’afficher son entente avec le partenaire allemand. Cependant, hier après-midi, dans le cadre de la rencontre du triangle de Weimar, le ministre chargé des Affaires européennes Jean Leonetti n’a pas eu l’air de se forcer pour apparaître en bons termes avec son homologue allemand, Michael Link. À peine les deux hommes se sont-ils retrouvés place Nationale, à 16 heures, que leur complicité est apparue évidente. Entre eux, des rires, des plaisanteries, et des tutoiements en veux-tu en voilà… À croire que les deux ministres se connaissaient, d’ailleurs, depuis toujours. « On ne s’est rencontré que récemment, lors de la nomination de Michael Link à la fin du mois de janvier, a infirmé Jean Leonetti. Mais, c’est allé tout de suite très bien. » Et le ministre allemand de confirmer, dans un français parfait ; lui qui a longtemps exercé le métier de traducteur : « Il y a parfois des alchimies entre deux personnes. Avec Jean, c’est le cas. »(...)"
15 mars
2012

Baroin : "L’Allemagne et nous" (L’Express)

Invité du Club L’Expansion-L’Express, le 6 mars, le ministre de l’Économie et des Finances a livré son analyse des relations franco-allemandes à travers la crise.

" Sommes-nous passés, avec la crise, dans une Europe "germanocentrée" ?

Si la question est : "Est-ce que l’Allemagne a, par nature, un rôle de leader en Europe ?" la réponse est : "Oui, tout comme la France."

Si la question est : "Est-ce que la crise a amplifié les qualités de l’Allemagne ?" oui encore : elle est le meilleur élève, avec un taux de chômage faible et 1 million d’offres d’emplois non satisfaites - ce qui sera un problème pour elle, à terme ; avec, aussi, les meilleurs résultats en matière de déficits et un consensus politique d’affectation prioritaire des fruits de la croissance au désendettement.

Mais c’est la France qui a été en pointe pour la réforme de la gouvernance et pour tirer les leçons de la crise, avec le traité de discipline budgétaire. Le mécanisme européen de stabilité a été accéléré et, si nous avons encore un débat sur la hauteur du pare-feu nécessaire pour dissuader les spéculateurs, je pense que nous convaincrons les Allemands de le relever(...)".