L’actualité

27 juillet
2018

Colloque - Crise migratoire et perspectives politiques en France, en Allemagne et en Europe (octobre 2018)


Lundi 15 et mardi 16 octobre 2018 - Maison Heinrich Heine, Cité internationale universitaire de Paris

Cette rencontre constitue le dernier volet du projet de formation-recherche « La France et l’Allemagne à l’épreuve de la crise migratoire », mené par l’IFAEE (ex-CIRAC), la DGAP et la Freie Universität de Berlin, avec le soutien du Centre interdisciplinaire d’études et de recherches sur l’Allemagne (CIERA) et du centre de recherche AGORA de l’université de Cergy-Pontoise.

Accueilli à la Maison Heinrich Heine, ce colloque fournira l’occasion d’étudier les perceptions française, allemande et européenne face aux flux migratoires et s’intéressera à la problématique de la montée des populismes. Il sera ensuite question de la capacité de la France et de l’Allemagne à coopérer sur le sujet. L’attention se focalisera enfin sur les réactions des autres pays européens (Italie et Royaume-Uni) et sur la politique européenne en matière de migration.

Ce colloque s’adresse à des experts français et allemands de la thématique traitée (chercheurs, enseignants-chercheurs, journalistes, responsables institutionnels et politiques) et sera ouvert aux étudiants de niveau Master et doctorants intéressés.

Les contributions présentées dans le cadre du projet feront l’objet d’une publication.

Langues de travail : allemand et français avec traduction simultanée le 15/10, français le 16/10.

Lieu : Maison Heinrich Heine – Cité internationale universitaire de Paris, 27C boulevard Jourdan, 75014 Paris

En savoir plus et s’inscrire : http://www.cirac.u-cergy.fr/crise-migratoire-et-perspectives-politiques-en-france-en-allemagne-et-en-europe/

27 juillet
2018

Appel à candidatures pour le Conseil culturel franco-allemand des jeunes (novembre 2018)

Les 5 et 6 novembre 2018 , le Haut Conseil culturel franco-allemand (HCCFA) organise un « Conseil culturel franco-allemand des jeunes » à Strasbourg.

Cet événement vise à rassembler 50 artistes, auteurs, étudiants ou professionnels de la culture âgés de 30 ans maximum, Français et Allemands confondus, afin qu’ils puissent témoigner de leurs pratiques culturelles et partager leurs expériences et leurs idées sur le rôle de la culture en Europe. Le bilan des échanges sera adressé aux décideurs politiques français et allemands.

La participation est gratuite (repas et hébergement pris en charge, frais de voyage subventionnés par l’OFAJ), la maîtrise de l’allemand n’est pas obligatoire (des interprètes professionnels assureront une traduction simultanée) et la date-limite fixée au 31 août.

Retrouvez l’appel à candidatures sur notre site, ainsi que sur nos pages Facebook et Twitter.

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26 juillet
2018

Initiative franco-allemande sur la lutte contre les trafics illicites d’armes à feu dans les Balkans occidentaux (26 juillet 2018)

La France a renforcé son action internationale en matière de lutte contre les trafics illicites d’armes légères et de petit calibre (ALPC) suite aux attentats terroristes commis sur le territoire national en 2015. Elle a notamment assuré la Présidence de la Troisième Conférence d’Examen du Programme d’Action des Nations Unies en vue de prévenir, combattre et éradiquer le commerce illicite des ALPC, qui s’est tenue à New York du 18 au 29 juin 2018.

Lors du Sommet de Trieste sur les Balkans occidentaux, le 12 juillet 2017, le Président de la République a proposé que la France joue un rôle de chef de file en matière de lutte contre le trafic illicite d’ALPC dans la région, qui comprend d’importants stocks d’armes à feu. Europol estime entre 3,2 et 6,2 millions le nombre total d’armes actuellement en circulation dans les Balkans occidentaux.

Dans la lignée des annonces du Président de la République, la France et l’Allemagne ont lancé fin 2017 une initiative de coordination sur la lutte contre les trafics d’armes à feu dans les Balkans occidentaux afin de renforcer le dialogue et la coopération avec les autorités des six pays de la région, d’améliorer la coordination des donateurs et d’engager de nouvelles actions pour mieux lutter contre les trafics illicites d’ALPC dans la région.

L’initiative franco-allemande comporte deux volets :

1. Une feuille de route régionale pour lutter contre les trafics d’ALPC dans les Balkans occidentaux a été élaborée en accord avec les six pays de la région. Elle fixe 7 grands objectifs que les gouvernements de la région s’engagent à atteindre d’ici 2024, et définit des indicateurs de suivi précis. Les pays de la région élaboreront des plans d’action nationaux pour mettre en œuvre les objectifs de la feuille de route.

La feuille de route a été présentée et adoptée par les chefs d’Etat et de gouvernement lors du Sommet de Londres sur les Balkans occidentaux (9-10 juillet 2018) :

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2. Des réunions de coordination locales sont organisées par la France et l’Allemagne dans chacun des six pays des Balkans occidentaux au cours de l’année 2018. Elles rassemblent les donateurs bilatéraux, les représentants des pays hôtes, et les organisations internationales, régionales et ONG actives en matière de lutte contre les trafics d’ALPC.

Ces réunions visent à dresser un état des lieux des actions entreprises, à engager un dialogue avec les autorités sur les progrès réalisés et les axes prioritaires à renforcer, et à discuter d’opportunités d’actions et de financements communs entre les donateurs.

Trois réunions ont déjà été organisées, au Monténégro (février 2018), en Serbie (avril) et en Bosnie-Herzégovine (juin). Les trois dernières réunions (Macédoine, Albanie, Kosovo) auront lieu à l’automne 2018.

Pour clôturer la première année d’existence de l’initiative franco-allemande, une réunion de haut niveau sera organisée par la France à Paris en décembre 2018. La réunion de Paris permettra de centraliser les enseignements des réunions locales et d’annoncer des mesures de renforcement de la coopération ainsi que de nouveaux financements au profit des pays de la région pour mettre en œuvre les objectifs de la feuille de route.

Liens :

Sommet de Londres : https://www.gov.uk/government/topical-events/western-balkans-summit-london-2018

Roadmap sur le site du Sommet de Londres : https://www.gov.uk/government/publications/sustainable-solution-to-illegal-small-arms-and-light-weapons-salw-in-the-western-balkans-by-2024-roadmap

10 juillet
2018

10 ans du centre de crise : Interview du diplomate d’échange (10 juillet 2018)

Le Centre de crise et de Soutien (CDCS) du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères a été créé le 2 juillet 2008 dans un monde marqué par des crises de plus en plus fréquentes (sécuritaires, climatiques, humanitaires, politiques, sanitaires...). Depuis 10 ans, le CDCS mobilise et coordonne les moyens du Quai d’Orsay et de ses partenaires en cas de crise à l’étranger afin de venir en aide aux Français en situation de danger, voyageurs ou expatriés, et de soutenir les populations locales à la demande et en lien avec leurs autorités.

A l’occasion des 10 ans du Centre, nous avons interviewé Erwin Ganzer, diplomate d’échange allemand, en mission pendant un an au CDCS.

1) Pouvez-vous nous décrire votre poste et vos missions au sein du centre de crise et de soutien ?

Au sein du centre de crise et de soutien du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, je suis affecté à l’unité de soutien à la gestion de situations d’urgence (GSU).

Quand survient une crise, par exemple en cas d’attaque terroriste, l’unité GSU coordonne la mise en place de la ligne téléphonique d’urgence du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères pour répondre aux demandes des citoyens et assure un soutien logistique pour l’organisation de la cellule de crise à Paris. En tant que de besoin, des membres de l’équipe peuvent en outre être envoyés en renfort sur le lieu de crise, auprès de la représentation française à l’étranger. Vient ensuite en premier plan l’assistance aux membres de la famille des victimes.

Dans les périodes où il n’y a pas de crise grave, l’Unité GSU assure une formation en matière de gestion de crise à destination des agents à la centrale du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et dans les représentations françaises à l’étranger. Ces formations s’effectuent tant à Paris que directement sur place. J’ai par exemple participé récemment à une formation dans les ambassades françaises de Jakarta et de Kuala Lumpur.

Il fait également partie de mes missions d’assurer un contact direct et rapide entre le CDCS à Paris et le Centre de réaction aux crises à l’Auswärtigen Amt de Berlin.

2) Combien de temps dure cet échange ?

L’échange avec le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères sur ce poste est d’une durée d’un an. Je vais passer ensuite encore trois ans à Paris et travaillerai à l’ambassade allemande.

3) Quel est l’intérêt d’un tel échange pour la France et l’Allemagne ?

Bien sûr, un tel échange a plus généralement aussi une dimension politique et historique. Du fait des contacts personnels directs, il contribue en outre à mieux se connaître et à mieux se comprendre.

L’échange entre les deux ministères des Affaires étrangères existe depuis de nombreuses années déjà. Les postes pourvus dans le cadre de cet échange ont évolué dans le temps.

Pour le moment, nous sommes quatre Allemands à travailler au Quai d’Orsay à Paris, de la même manière que des collègues français continuent à travailler à l’Auswärtiges Amt à Berlin. La durée du stage varie selon les fonctions exercées et en règle générale, les fonctionnaires d’échange, comme on les appelle officiellement, sont également employés ensuite à l’ambassade. Les connaissances acquises et les contacts noués au Quai d‘Orsay sont d’une grande utilité à cet égard.

L’échange entre les deux centres de crise ne date pas d’il y a si longtemps. Ce sont les deux ministres des Affaires étrangères d’alors, MM. Ayrault et Steinmeier, qui en sont convenus. L’objectif était d’instaurer une coopération encore plus étroite entre la France et l’Allemagne notamment dans des situations de crise. Celles-ci ne tardèrent malheureusement pas à se manifester : l’accord a été signé ici, au CDCS, dans l’après-midi du 13 novembre 2015 ; à la suite de la signature, les deux ministres des Affaires étrangères se sont rendus au Stade de France, pour assister au match de football France-Allemagne. Et vous vous souvenez, c’est le soir où Paris a été secoué par une série d‘attentats.

4) Est-ce qu’il y a des différences dans la manière de travailler entre la France et l’Allemagne ?

On me pose souvent cette question. Il y a des différences bien sûr. L’intérêt d’un échange est justement de travailler encore mieux ensemble. C’est pourquoi j’estime que l’important, c’est de mettre au premier plan avant tout les points communs, les intérêts communs.

Dans le domaine de la gestion de crise justement, nous procédons en grande partie de la même manière, nous sommes confrontés aux mêmes défis et aux mêmes missions, avons les mêmes objectifs et nous concertons de ce fait très souvent de façon étroite et en toute confiance. C’est pourquoi il est extrêmement important que l’on sache comment les choses sont réglées ici, quelle est la manière de procéder à Paris. Et ce n’est possible, encore une fois, que lorsque l’on est très proche, comme c’est le cas pour moi, et que l’on est impliqué régulièrement et ouvertement dans le fonctionnement de la maison.

5) Quelles étaient vos motivations pour cette mission d’échange et qu’est-ce que cela vous a apporté ?

Ce qui m’a plu dès le début dans le fait de travailler au ministère des Affaires étrangères, c’est qu’au cours de sa carrière professionnelle, non seulement on exerce sans cesse ses fonctions dans de nouveaux endroits du monde entier, mais souvent aussi dans des domaines complètement différents et que l’on doit toujours s’adapter à de nouvelles conditions de vie et de travail. Même au bout de plus de 30 ans de carrière, je trouve cela encore très stimulant. Le poste de fonctionnaire d‘échange constitue à cet égard un défi d’une nature tout à fait particulière et dans cette mesure, une mission particulièrement attractive.

Cela représente pour moi personnellement une expérience toute particulière. Je continue à estimer que c’est un grand privilège de pouvoir travailler dans un autre ministère des Affaires étrangères. J’ai beaucoup appris sur Paris, sur la France, sur la politique étrangère et sur la gestion des crises. Et cela a été très bénéfique pour mon français. Et si cela a pu un tant soit peu contribuer à resserrer encore la coopération franco-allemande, c’est d’autant mieux.

6) Qu’est-ce qui vous plait, plus généralement, en France ?

Je pourrais résumer ainsi : quiconque connaît la France pourra comprendre que c’est quelque chose de tout à fait particulier de pouvoir vivre avec sa famille à Paris. On peut tout particulièrement profiter des nombreuses terrasses de cafés et des merveilleux restaurants.

Légende photo : Formation à l’Ambassade de France à Kuala Lumpur. Crédits : par Laurent Audoin (CDCS)

Pour en savoir plus sur les diplomates d’échange : https://www.france-allemagne.fr/Les-echanges-franco-allemands-de.html

5 juillet
2018

L’Office franco-allemand pour la Jeunesse fête ses 55 ans

Le 5 juillet 1963, 6 mois après la signature du traité de l’Elysée qui prévoyait sa
fondation, l’Office franco-allemand pour la Jeunesse (OFAJ) fut créé avec pour
mission « d’établir le dialogue entre la jeunesse française et allemande » et rapprocher
ainsi les deux sociétés civiles dans une perspective de paix.

55 ans d’échanges et d’expertise interculturelle

Au cours des 55 dernières années, l’OFAJ a permis à plus de 8,4 millions de
jeunes, âgés de 3 à 30 ans, de participer à des rencontres sportives, culturelles,
scolaires, universitaires, professionnelles. Ces 320 000 programmes d’échange
ont tissé un maillage au sein des populations qui, avec 2 200 jumelages par
exemple, n’a pas d’équivalent ailleurs en Europe.

Les méthodes interculturelles développées depuis plus d’un demi-siècle, établissent
des ponts entre les cultures, les générations et les sociétés et peuvent servir
de modèle. Des structures similaires, telles que l’Office germano-polonais pour la
Jeunesse ou, plus récemment, l’Office régional pour la jeunesse des Balkans occidentaux (RYCO), ont été créés d’après l’OFAJ.

55 ans – une mission européenne pour l’avenir

Dans une Europe élargie, l’approche de l’OFAJ consistant à mettre les acquis de la
coopération franco-allemande au service d’autres pays est aujourd’hui plus importante
que jamais. Il convient d’innover dans le travail éducatif interculturel pour
poursuivre et développer les partenariats avec des pays tiers comme ceux de
l’Europe de l’Est et du Sud-Est ainsi que du pourtour méditerranéen.

En janvier 2018, Emmanuel Macron et Angela Merkel ont manifesté leur souhait
de renouveler et d’approfondir les relations franco-allemandes en complétant le
traité de l’Elysée. Adossée à cette initiative, la résolution de l’Assemblée nationale
et du Bundestag, stipule que l’OFAJ continuera à jouer un rôle-clé notamment
pour encourager la « mobilité des étudiants, des apprentis et des jeunes professionnels entre la France et l’Allemagne ».

Aujourd’hui, la diversification des publics et la participation de jeunes issus de
tous horizons occupent une place centrale dans l’action de l’OFAJ. Celle-ci doit
encore se renforcer pour que la mobilité soit accessible à chacun et que les offres
de programme s’adaptent continuellement aux attentes et aux besoins des
jeunes.

5 juillet
2018

Les chiffres clefs de la relation France-Allemagne

Français en Allemagne et Allemands en France ; jumelages ; université franco-allemande ; échanges transfrontaliers... découvrez les chiffres clefs de nos relations bilatérales franco-allemandes !

20 juin
2018

Communiqué de Florence Parly - Conseil des Ministres franco-allemand : l’Europe de la défense avance (19 juin 2018)

Florence Parly, ministre des Armées, et son homologue allemande Ursula von der Leyen, ont signé aujourd’hui deux lettres d’intention communes sur le char de combat du futur (Main Ground Combat System – MGCS) et sur le système de combat aérien du futur (Next Generation Weapon System within a Future Combat Air System – SCAF).

Ces deux lettres concrétisent la volonté de la France et de l’Allemagne, exprimée notamment lors du conseil des ministres franco-allemand de juillet 2017, de bâtir en commun les systèmes d’armement du futur et d’agir pour la construction de l’Europe de la défense.

Le SCAF sera le système de combat aérien du 21ème siècle. Il rassemblera autour d’un nouvel avion de combat polyvalent, adapté aux menaces aériennes contemporaines et exploitant le potentiel de l’intelligence artificielle, des moyens de combat travaillant en réseau, dont des drones de différents types. Il devrait être mis en service à l’horizon 2040.

La lettre d’intention fixe l’objectif de lancer une phase d’étude au plus tard fin 2018. Dans cette phase, les travaux d’architecture s’accompagneront du lancement rapide de démonstrations. Ces actions technologiques devront préfigurer, à l’horizon 2025, les concepts à retenir pour le futur système opérationnel. La lettre d’intention désigne la France comme nation leader sur le projet. Elle prévoit également que d’autres partenaires, en particulier européens, puissent se joindre à la réalisation du projet.

Concernant le char de combat futur, la France et l’Allemagne partagent la même vision ambitieuse d’un système appuyé sur les technologies les plus innovantes et capable d’assurer une supériorité opérationnelle dans tous les contextes et sur tous les terrains. Pleinement intégré au programme Scorpion en France et au système HEER en Allemagne, MGCS sera le système terrestre de référence à son déploiement en 2035.

La lettre fixe comme objectif de lancer une phase commune de démonstration d’ici mi-2019. Adaptée aux évolutions des menaces et des technologies, elle prévoit un point d’étape en 2022 et l’établissement d’ici 2024 d’un besoin opérationnel détaillé. Elle désigne l’Allemagne comme nation leader du projet et offre des bases solides pour un accord de coopération plus vaste, notamment avec d’autres partenaires européens.

Porteuse de coopérations larges et ambitieuses, la lettre porte également des engagements communs sur le système d’artillerie du futur (CIFS).

Signe de la qualité de la coopération franco-allemande, aujourd’hui a aussi été convenu le lancement du satellite militaire franco-allemand CSO3, sur Ariane 6. Le projet Ariane 6, que la France soutient pleinement, est un enjeu majeur pour l’accès souverain de l’Europe à l’espace.

Alors que la France et l’Allemagne se sont engagées dans un effort de défense nécessaire compte-tenu de l’évolution du contexte stratégique, ces programmes constitueront un apport majeur à la sécurité des Européens ainsi qu’au développement d’une Alliance atlantique moderne et adaptée. La signature de ces deux lettres est une étape importante :

- pour les systèmes de défense de la France et de l’Allemagne, en prévoyant un renouvellement ambitieux, adapté à tous les types d’engagement et incorporant les dernières innovations technologiques. L’identification très claire d’une nation leader sur chaque projet garantit une organisation efficace des travaux ;
- pour la construction d’une défense européenne, soucieuse de garantir une pleine interopérabilité entre partenaires et alliés et laissant la porte ouverte à des coopérations plus larges avec d’autres participants, notamment européens ;
- pour le développement de la base industrielle de défense en Europe, gage indispensable d’une plus grande souveraineté ;
- pour la croissance de l’industrie de défense, en offrant des opportunités d’exportations, de production, de recherche et d’innovation.

20 juin
2018

Feuille de route conjointe adoptée par les ministres de l’environnement français et allemand (19 juin 2018)

Nicolas Hulot, ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, et Svenja Schulze, ministre fédérale de l’Environnement, de la Protection de la Nature et de la Sécurité nucléaire, ont souligné lors de la réunion des ministres franco-allemands, au château de Meseberg, la coopération étroite entre les deux pays dans le domaine de l’environnement et du climat et ont adopté la déclaration ci-jointe appelant l’Union européenne à réhausser son ambition climatique à l’horizon 2030 et 2050.

Les ministres veulent œuvrer ensemble à ce que le climat et la biodiversité soient aussi au centre d’une nouvelle dynamique européenne. Il leur est particulièrement important de s’assurer que les transitions nécessaires de l’économie et de la société soient solidaires et durables.

Lors de cette réunion, l’instauration d’un groupe de travail interministériel conjoint de haut niveau « climat » a été décidé. Ce groupe soutiendra une mise en œuvre ambitieuse de l’Accord de Paris à tous les niveaux et engagera les travaux sur les outils incitatifs à mettre en place pour favoriser la transition énergétique, parmi lesquels figure le prix du carbone.

A cette occasion Nicolas Hulot a déclaré : « Il est crucial que l’Europe continue à faire preuve de leadership en matière climatique et puisse dès la COP 24 indiquer qu’elle rehaussera son ambition climatique. Dans cette perspective, je suis heureux que la France et l’Allemagne soutiennent l’idée que l’Union Européenne revoie sa NDC d’ici début 2020 sur la base des avancées sectorielles et se dote d’une stratégie de neutralité carbone pour la deuxième moitié du 21ème siècle. Nous nous entendons aussi pour mettre les financements européens en conformité avec les engagements de l’Accord de Paris et mieux articuler les enjeux climatiques et ceux liés à biodiversité. »

Feuille de route commune :

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20 juin
2018

Economie et finances : Feuille de route franco-allemande (19 juin 2018)

Feuille de route franco-allemande pour la zone euro et Position conjointe sur une assiette commune pour l’impôt sur les sociétés

Suite à la publication de la « déclaration de Meseberg », voici les deux textes négociés par Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et des Finances et son homologue allemand Olaf Scholz, Vice-Chancelier et ministre des Finances et approuvés par les chefs d’Etat aujourd’hui. Ils concrétisent la déclaration de Meseberg dans le domaine économique et financier.

Le premier texte est la feuille de route franco-allemande pour la zone euro qui dans le détail, explique les accords essentiels trouvés pour renforcer l’union économique et monétaire. En particulier, cette feuille de route identifie les éléments nécessaires pour parachever l’union bancaire, renforcer le mécanisme européen de stabilité et détailler le projet agréé d’un budget pour la zone euro. C’est la première fois que l’Allemagne et la France se mettent d’accord sur la nécessité de doter la zone euro d’un budget propre avec un double objectif de convergence et de stabilisation. Ce texte pose les bases pour transformer la zone euro en une véritable union économique.

Le deuxième texte présente la position commune franco-allemande dans les négociations européennes sur la directive ACIS (assiette commune pour l’impôt sur les sociétés). Elle reflète l’accord trouvé entre la France et l’Allemagne pour une assiette commune pour l’impôt sur les sociétés. Ce résultat, fruit de travaux intenses depuis de nombreuses années, bénéficiera aux entreprises des deux pays une fois mis en œuvre. Cela améliorera les conditions d’investissement en Europe, simplifiera la vie des entreprises, en particulier petites et moyennes, en réduisant leurs couts de mise en conformité. Cela accroîtra également la transparence sur l’imposition des bénéfices en Europe.

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19 juin
2018

Europe - Déclaration commune de la France et de l’Allemagne (19 juin 2018)

Déclaration de Meseberg : Renouveler les promesses de l’Europe en matière de sécurité et de prospérité

Une déclaration commune franco-allemande a été adoptée à l’occasion du Conseil des ministres franco-allemand qui s’est tenue ce mardi 19 juin 2018 à Meseberg en Allemagne.

La déclaration :

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